En Vespa de Friedberg à l'Irlande
Certains voyages ne commencent pas avec le premier kilomètre, mais avec une idée qui reste longtemps dans la tête. Pour Thomas Vitting, c'était le projet de rouler en Vespa de Friedberg en Bavière jusqu'en Irlande. Pas avec une routière moderne, pas avec beaucoup de confort, mais avec des tôles classiques, des outils, des pièces de rechange et une bonne dose d'esprit d'aventure.
Le 6 septembre 2025, c'était le moment : Thomas a pris le départ avec sa Vespa Sprint de 1965 à Friedberg. Il était accompagné de son frère jumeau Christian Vitting sur une Vespa PX de 1983. Deux vieux scooters, deux conducteurs, beaucoup de bagages et un itinéraire qui en valait la peine : Friedberg, Wiesbaden, Dattenfeld, Nivelles en Belgique, Dunkerque, Douvres, Brighton, Gloucester, St. Clears au Pays de Galles, Fishguard, Rosslare, Waterford et enfin Killarney/Kenmare en Irlande.
De Friedberg à Brighton : les premiers kilomètres sont décisifs
Dès les premiers jours, nous avons vu ce qu'est vraiment un tel voyage : pas des conditions parfaites, mais la poursuite de la route. Brouillard, froid, pluie, routes mouillées, petits défauts et toujours la question de savoir si la technique tient le coup. La Vespa Sprint fonctionnait en principe de manière fiable, mais avec un Moteur qui gazait, des bruits et des problèmes de démarrage, elle a montré à plusieurs reprises qu'une machine de 60 ans avait besoin d'attention. La PX n'a pas non plus été exempte d'incidents : Un ressort de béquille s'est cassé, les vitesses ont dû être ajustées et en route, il a fallu vérifier, visser et improviser à plusieurs reprises.
C'est là que l'on voit l'importance d'une bonne préparation. Les outils, les câbles, les joints, les pièces d'allumage, les petites pièces et les pièces de rechange étaient des compagnons de tous les instants. Beaucoup d'entre eux provenaient de la gamme de SIP Scootershop. Lors d'un tel voyage, chaque pièce compte double : non pas en tant qu'accessoire sur l'étagère, mais en tant que petite assurance contre l'immobilisation quelque part entre la Belgique, le Pays de Galles et l'Irlande.
Un des points forts du voyage a été la traversée de Dunkerque à Douvres. En Angleterre, nous avons continué vers Brighton - presque entièrement sous une pluie battante. Malgré tout, cette étape a été l'un des points forts émotionnels du voyage. Arriver à Brighton en Vespa, directement au bord de la mer, par tous les temps, est resté dans la mémoire des frères . C'est là qu'ils ont rencontré le Vespa Club Brighton et qu'ils ont eu un aperçu de la scène locale.
Arrivée en Irlande : petites routes, grand bonheur
Nous avons continué à travers l'Angleterre et le Pays de Galles. La route vers St Clears a apporté du soleil, des averses, des petites routes et le changement de temps typiquement britannique. A Fishguard, le ferry pour Rosslare t'attendait. Après quatre heures de traversée, c'était fait : les deux Vespas roulaient effectivement sur le sol irlandais. Pour les deux pilotes Vespa , c'était plus qu'une simple étape - c'était la preuve que la longue préparation, les doutes et les nombreux essais avaient un sens.
En Irlande, la route a continué via Waterford en direction de Kenmare. Le vent, la pluie et les routes étroites ont rendu le voyage exigeant, mais c'est ce mélange qui convenait au voyage. En passant par Killarney, Moll's Gap et les belles routes autour de l'anneau de Kerry, Thomas et Christian ont finalement atteint leur destination. Deux vieilles Vespa, beaucoup de kilomètres, des vêtements mouillés, des réservoirs vides, des cœurs pleins.
Le voyage de retour est également resté une aventure. De Kenmare, nous sommes retournés à Rosslare, puis nous avons pris le ferry pour revenir sur le continent. La pluie, les contrôles techniques et les petites réparations ont continué à faire partie du voyage. Finalement, le grand voyage s'est terminé le 24 septembre 2025 à Friedberg - pas complètement sur son propre axe, mais ensemble, en bonne santé et avec une histoire qui reste.
Conclusion et perspectives
Ce voyage n'était pas un voyage de confort parfaitement planifié. C'était exactement ce que sont les voyages en Vespa : la liberté, l'amitié, l'improvisation, l'odeur des deux temps, les gants mouillés, les petites pannes et les grands moments. Thomas et son frère jumeau ont montré que les vieilles Vespa peuvent encore faire de grands voyages aujourd'hui - si on leur fait confiance, si on les prépare et si on ne perd pas le sens de l'humour en route.
Thomas conclut : "Tu peux aller rapidement avec une Vespa chez le glacier, pour rouler ou au SIP Open Day. Mais tu peux aussi aller beaucoup plus loin en prenant le temps avec calme - après tout, tu ne peux pas le changer. Et il faut bien planifier. Bien planifier signifie pour moi : bien choisir ses compagnons de route, avoir des outils qui fonctionnent, des outils spéciaux, des vêtements adaptés et les bonnes pièces de rechange. Cela inclut aussi des choses totalement inutiles que l'on aime avoir avec soi, comme un coquillage des Pays-Bas pour moi.
La sérénité est tout aussi importante, car on n'arrive pas toujours à l'heure là où on le souhaite. L'homme pense, la Vespa dirige. Et attention : une fois que tu as commencé à aller loin avec une Vespa, tu voudras aller encore plus loin la prochaine fois. Les plans sont déjà en cours"